Interview de Pascal Eymin, entrepreneur associé Axeleo

yoljlxxh42wqvyrmap5r copie
En quelques mots, qu’est ce que tu fais aujourd’hui ?
Je suis directeur commercial chez Cisco, pour la partie sud de la France hors CAC 40. Je m’occupe d’un marché d’entreprises privées et publiques au travers d’un réseau de partenaires.Je fais partie des « anciens » de Cisco, j’y suis depuis plus de 20 ans lorsqu’il s’agissait encore d’une « startup ». Auparavant, j’ai travaillé pour Digital pendant une dizaine d’années, d’abord dans le système puis dans le Telecom.

Qu’est-ce qui attire Cisco, et toi plus personnellement, dans l’investissement pour les startups ?

On est sur plusieurs démarches. Pour la première, au sein de l’entreprise on est autour de la responsabilité sociale de l’entreprise qui consiste à soit aider des jeunes, particulièrement dans le monde étudiant avec des jeunes formés aux technologies « réseau » pour éventuellement les accueillir chez nous, nos partenaires et nos clients.Deuxièmement, nous souhaitons travailler avec des entreprises en développement. À ce titre, nous avons lancé le défi Cisco qui est destiné à accompagner et aider des projets de création d’entreprises.
La troisième et c’est la raison pour laquelle j’ai rejoint Axeleo, c’est aussi participer au développement de startups en phases avancées tant dans la volonté d’accompagner le tissu économique local que d’identifier de potentiels futurs partenaires.

Selon toi, qu’est-ce qui pousse aujourd’hui les grands comptes à se tourner autant vers les startups ?

Concernant Cisco, on acquiert en moyenne entre 40 et 60 entreprises par an. C’est énorme et nous avons structurellement une histoire liée à l’intégration de jeunes entreprise au sein du groupe drivée par une stratégie d’investissement au niveau mondial. Cela nous permet d’acquérir avant tout des nouvelles compétences. Avec du recul, ce n’est vraiment pas quelque chose de neuf.Notre objectif est principalement de rentrer sur de nouveaux marchés et pour cela il n’y a que 3 solutions. Soit, on récupère le personnel spécialisé, mais ce n’est pas notre stratégie. Soit on est capable de faire en organique, mais généralement cela nous fait prendre beaucoup de retard par rapport au marché. Soit, on intègre des entreprises qui en ont les capacités, ce qui leur permet de se développer plus facilement tout en trouvant les talents dont nous avons besoin.

Par rapport à Axeleo, qu’est-ce qui t’a encouragé à rejoindre l’équipe ? Tout d’abord, c’est une histoire d’hommes puisque je connais beaucoup de personnes de confiance parmi les entrepreneurs associés. Ensuite, Axeleo est née d’une initiative régionale avec des entrepreneurs locaux qui ont très bien réussi dans leur environnement.
Maintenant Axeleo représente une véritable rupture en terme de modèle d’organisation et d’accompagnement et ce point devient passionant. On revisite complètement la notion d’accélération d’entreprise et cela permet de créer une véritable dynamique au sein du tissu économique national.

Que conseillerais tu aux startups en phase de création ?

Je vais devoir rester très modeste sur la question, car moi même je ne suis pas entrepreneur. Avec le recul, j’ai quand même pu observer beaucoup de jeunes entrepreneurs avec de très belles idées, une réelle conviction, et beaucoup d’enthousiasme. Mais souvent, il y a une erreur d’interprétation sur la capacité à accéder au marché. Il est vital de mettre les « ventes » au cœur du projet de croissance ou au moins que la vente soit réellement intégrée au cœur du développement de l’entreprise. C’est un point d’écueil majeur.

Dans le numérique quel domaine t’attire le plus ?

 S’il y a un sujet que je trouve passionnant, qui est tout sauf établi, c’est l’internet des objets (IoT) de part les impacts que cela va avoir sur le plan social, humain et technologique. Il y a là une mutation considérable que je ne serai pas forcément bien estimé aujourd’hui. Ce n’est pas juste une histoire de bracelet, de montre ou autre gadget, ça va bien au-delà. Tout notre quotidien sera numérique et tout reste à inventer.

A titre personnel, qu’attends tu d’Axeleo ?

Au-delà de l’accompagnement d’entrepreneurs, c’est vraiment d’apprendre. Il y a autour de la table une masse d’expériences et d’expertises absolument considérable véritablement orientée vers l’accompagnement de startups. C’est un modèle à la fois passionnant et rare.

Pascal Eymin

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s