Fabrice Lacroix - Fondateur et Directeur Général d’Antidot
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 Pouvez-vous me dire ce que vous faites en quelques mots ?
Je suis le fondateur et Président d’Antidot, l’éditeur de logiciels spécialisé dans les solutions de recherche et d’accès à l’information. Notre spécialité c’est le traitement de l’information textuelle : analyse, extraction d’information, enrichissement des données et moteur de recherche. Notre objectif est de maximiser la valeur des informations et de permettre à nos clients de tirer partie de leurs données pour augmenter leur performance opérationnel.
Quand on a démarré, c’était encore les grands moments d’internet. Il y avait tout à construire. En 15 ans, le marché du traitement de l’information et des documents numériques a beaucoup évolué, en particulier dans la gestion des données non structurées. Mais grâce à nos investissements R&D, nous maintenons une bonne avance technologique. Pour résumer, on fait du Big Data spécialisé dans l’analyse de document technique.
Comment en êtes-vous venu à créer Antidot ?
J’ai débuté ma carrière en tant qu’ingénieur dans les télécom après un DEA informatique. Puis je suis devenu Directeur R&D puis Technique d’Infonie à partir de 1994. En 1999, j’ai créé Antidot en réponse à un besoin du groupe. Nous avions besoin d’un moteur de recherche Internet et il n’y avait rien de satisfaisant. Alors on s’est lancé. C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’est apparu Google. Mais ce n’est plus notre métier depuis longtemps. Depuis 10 ans, Antidot est spécialisé dans les données des entreprises.
Qu’est-ce qui vous a poussé vers un tel changement de direction ?
L’éclatement de la bulle internet a été un véritable pivot dans l’histoire d’Antidot. C’était un véritable séisme. En l’espace de 3 mois nous avons perdu, comme tous nos concurrents, la quasi totalité de nos clients. C’est tout un domaine d’activité qui s’écroulait en face de nous.
Comment vous en êtes-vous sorti ?
On s’est donc tourné vers les données d’entreprise, un marché qui nous a permis d’avoir comme clients Canal+, le CNRS ou même TF1. C’est la crise de la bulle internet qui nous a amenés à notre coeur d’activité d’aujourd’hui. Avec le recul, on se rend compte que pour survivre, il faut retransformer une entreprise tous les 3 à 7 ans. Si on n’ innove pas en permanence, on coule.
Et aujourd’hui ? Qu’est ce qui vous a amené vers Axeleo en tant que partenaire ?
Axeleo me permet de partager, de sortir du quotidien. Je ne vois pas comme un entrepreneur qui vient donner ses conseils d’ancien. Car cela me permet également d’apprendre. Il y a beaucoup « d’humain » dans l’approche d’Axeleo, des entrepreneurs qui ont en commun le fait d’aimer l’entreprise, on n’est pas là pour faire uniquement de l’innovation, mais aussi pour partager nos expériences de l’entreprise, je dirais que pour moi Axeleo est une sorte d’école, où nous sommes à la fois tous professeurs et élèves.
La proximité avec les startups qui ont intégrés le programme d’Axeleo est bien évidemment très importante, on apprend de ces structures car leur organisation est par définition « mouvante », elles ont des capacités de croissance et d’adaptation extraordinaires dans un monde où la problématique de l’évolution permanente est essentielle. Rester en relation avec les startups nous permet de rester en alerte et de ne pas nous endormir où nous figer.
Parmi les nouveaux domaines d’activités émergents, lequel vous intéresse le plus ?
Le Big Data, bien entendu. Cela fait des années que l’on est dans cette mouvance, avant même que cela s’appelle Big Data. Mais c’est un marché encore mal défini dans lequel il faut arriver à développer un discours de valeur et émerger face à la machinerie marketing américaine. Avec le recul, on s’est rendu compte que l’on aurait pu se positionner plus fortement et bien plus tôt sur certains segments. Quand on voyait des projets portés par des entreprises telles qu’IBM dans ce domaine, on s’est rendu compte qu’on avait tout les moyens techniques pour le faire à l’époque.
Un petit conseil à donner aux jeunes entrepreneurs qui souhaiteraient se lancer ?
Juste une petite phrase simple mais à ne jamais oublier, « un marché ne se limite pas à la France ». En entreprenant, il faut tout de suite penser « mondialisation » , et bien réfléchir au meilleur endroit pour installer son marché. Il ne faut pas avoir peur de sortir des frontières et envisager le reste de l’Europe, l’Asie, les Amériques ou même l’Afrique. Il faut garder en tête que ce n’est pas parce qu’un projet ne décolle pas en France que cela ne fonctionnera pas ailleurs. Et ce n’est pas non plus parce qu’on a ses 3 premiers clients à Paris que votre marché se trouve à Paris. Cette problématique du marché s’illustre aujourd’hui parfaitement avec Tilkee et son internationalisation vers les USA.

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