Concours startups : y aller ou pas ?

Nous vous avons parlé il y a peu, des meilleures méthodes pour réussir un concours startups. Mais il est temps de revenir un peu en arrière : est-il vraiment judicieux pour un entrepreneur d’y participer ? Alors que les concours fleurissent çà et là, qu’ils permettent d’aller chercher de premiers financements ou des early-adopters, de la visibilité, un accès à des investisseurs ou encore de la notoriété, la compétition est souvent relevée, au point de demander un véritable investissement – coûteux, de fait, en temps. Alors, faut-il vraiment se lancer dans une “course aux concours” ? Les entreprises qui les organisent ont-elles raison de le faire ? Voyons cela en trois questions !

Entrepreneur : qu’attendre d’un concours startups ?

Grande question… à laquelle il n’existe pas “une” réponse, mais plusieurs ! Cela dépend forcément, en effet, de la maturité des projets, de la qualité et de la légitimité de l’organisateur – et, aussi, de ce qu’il y a à gagner à l’issue du concours startups en question. Ainsi, un entrepreneur peut espérer, s’il remporte le concours ou s’il va assez loin pour se faire remarquer :

  • Un feedback direct sur son projet, que ce soit sur le fond ou sur la forme, émanant de professionnels reconnus de son secteur, d’entrepreneurs qui ont réussi, d’investisseurs qui pourraient devenir des partenaires potentiels, de futurs mentors…
  • Du cash, tout simplement. Aujourd’hui, de nombreux concours proposent une récompense, monnaie sonnante et trébuchante. C’est en effet la meilleure motivation pour un jeune entrepreneur, qui manque souvent de fonds pour mener à bien certains projets ou achever des phases de R&D. Autre bonne nouvelle : le cash obtenu dans les concours est parfois non dilutif, permettant ainsi de compter sur un effet de levier – c’est par exemple le cas du Concours national d’aide à la création d’entreprises innovantes, pour lequel les aides peuvent atteindre, pour les meilleurs et sous forme de subventions, plusieurs centaines de milliers d’euros.
  • De la visibilité, ce qui peut être intéressant si le concours est organisé en direction de sa cible.
  • Des early adopters, ces premiers utilisateurs qui “lancent” le succès d’une entreprise et qui sont bien souvent difficiles à trouver.

Qu’ont à craindre les entrepreneurs ?

Tout… ou rien, selon leur attitude vis-à-vis des concours de startups, et l’importance qu’une victoire aurait dans le cheminement du projet entrepreneurial ! Les risques principaux sont les suivants :

  • Un problème d’image. Écumer les concours de startups et tous les perdre, c’est se coller une image pas forcément avantageuse de “loser”, à laquelle n’échappe pas l’entreprise aux yeux des investisseurs potentiels : si elle n’a pas pu convaincre plusieurs jurys, comment peut-elle convaincre les consommateurs ?
  • Une perte de temps. Étudier le dossier du concours. Préparer un pitch, le répéter. Le peaufiner. Réaliser des maquettes, des démonstrations, des prototypes. Monter des vidéos de présentation. Se rendre sur les lieux du concours. Bref, vous l’aurez compris, un concours startups demande du temps. Au risque de perdre en concentration sur l’objectif principal : la réussite du projet entrepreneurial !
  • Des fuites d’informations. Lors d’un concours, il faut convaincre. C’est parfois prendre le risque de trop en dire et de révéler certains détails à la concurrence !
  • Une préparation inefficace. La conséquence ? La communication de mauvais messages, qui génèrent une image non représentative de la société dont celle-ci aura du mal à se défaire.

Les organisateurs de concours ont-ils raison de le faire ?

Bien sûr, à condition d’organiser des concours pour les bonnes raisons : l’envie, notamment, d’aider “gratuitement” des entreprises pleines de promesses à grandir. Ainsi, les startups ne sont pas des produits que l’on “exploite” durant des concours : ces événements ne doivent pas être pensés pour réaliser une veille et trouver des idées de business à reproduire chez soi.

De plus, pour être porteur de sens, un concours doit être intégré dans une réflexion plus large de coopération de l’entreprise organisatrice du concours avec le monde des startups. Le tout en ayant le souci de tenir ses promesses, notamment en termes de suivi des startups participantes !

Enfin, si vous organisez un concours, n’oubliez pas que les entrepreneurs ont aussi une entreprise à faire tourner : ne les surchargez pas en démarches et documents, ils vous en seront gré !

Finalement, faut-il participer à des concours de startups ? Oui, à condition de ne pas se disperser et de choisir les bons événements !

Source de l’image à la Une : fotolia (mbolina)

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