Billet d’humeur : les French Tech Hubs mondiaux

Créés en 2015 par le Gouvernement pour aider les startups hexagonales à s’implanter ou à lever des fonds à l’international, les « French Tech Hubs » sont actuellement au nombre de onze : San Francisco, New York, Tel Aviv, Moscou, Tokyo et, depuis la fin janvier, Montréal pour l’Amérique du Nord, Abidjan et Cape Town pourl’Afrique subsaharienne, Hong Kong pour l’Asie et, pour l’Europe de l’Ouest, Barcelone et Londres. Serviront-ils vraiment les startups ? Notre état des lieux.

Les French Tech Hubs agissent en catalyseurs

Petit rappel si vous n’avez pas suivi le dossier au début de l’année dernière : qu’est-ce qu’un French Tech Hub ? Il s’agit d’un écosystème d’entrepreneurs labellisé par l’État sur la base d’un projet d’appui au développement à l’international. En creux, une envie, un leitmotiv, un besoin : « susciter une mobilisation collective » pour aider les startups bleu-blanc-rouge à s’implanter sur de nouveaux territoires ou à lever de l’argent.

Acteurs publics et entrepreneurs mobilisés

L’idée est assez plaisante, puisqu’il s’agit de fédérer des acteurs publics – dont Business France, l’entité née de la fusion d’Ubifrance et de l’Agence française pour les investissements internationaux – et des entrepreneurs bien implantés susceptibles de devenir à la fois des « mentors » et des ambassadeurs, autour de jeunes pousses prometteuses. Lesquelles profitent d’événements et du réseautage, ainsi que d’un « programme d’accélération ».

En somme, rien de vraiment nouveau. Il s’agit de les aider à décrypter les cultures, les codes et les usages du pays visé. L’objectif : lancer ou installer un business dans la zone géographique en question, sans perdre trop de temps… et (surtout) sans reproduire les erreurs déjà commises par d’autres. Une démarche intéressante donc, mais qui n’est pas propre aux French Tech Hubs…

Porter l’image de la France

L’intérêt majeur de ces hubs se joue en terme de communication. Ils aideront à asseoir l’image de la France et de ses startups en diffusant au sein de ces écosystèmes locaux une dynamique « successful ».

Reste que les French Tech Hubs ne devront pas travailler seuls leur démarche. Celle-ci doit être concrétisée de manière concertée, notamment avec les autres partenaires financiers – Business France en tête – et trouver leur place dans la durée.

Les French Tech Hubs, bonne ou mauvaise idée ? Pour l’instant, une chose est sûre, cela ne fait pas de mal au secteur, bien au contraire, mais attendons d’autres preuves pour confirmer qu’il s’agit bien là d’un projet générateur de succès !

À lire sur la même thématique : Le « French Tech Paradox » vu par Axeleo

Source de l’image à la Une : Flickr (Groume)

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